L’équilibre financier de la F1 en danger

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A la veille de la finale de la saison au Brésil, la F1 est plongée dans une vraie inquiétude liée à la crise financière. La FIA (comprenez Max Mosley) ne badine pas avec le risque de récession qui pourrait bientôt frapper la discipline reine du sport automobile et tente donc par tous les moyens de réduire les coûts, au risque de carrément dénaturer la discipline. Jugez plutôt…

Face à la crise qui gronde et qui touche de plein fouet les protagonistes (constructeurs et partenaires) du championnat du monde de Formule 1, Max Mosley et les directeurs d’écurie se sont entendus sur des mesures d’urgence. on parle de réduire le temps de course, de limiter les ravitaillements et es essais privés et même de standardiser les moteurs, afin d’économiser plusieurs millions de dollars chaque année. Bref, pourquoi ne pas non-plus organiser des courses de karting à la place des Grands-Prix ? Ca coutera toujours moins cher ! Mosley se veut alarmiste : “à ce rythme là, la Formule 1 n’est pas viable. Si nous ne réglons pas ça d’ici 2010, nous aurons un grave problème.” Hum…

L’idée délirante du moteur unique

Soyons clair : moteur unique et F1 sont antinomiques. Il ne peut être question d’une telle formule dans le cadre d’une discipline censée tirer la technologie vers le haut et où chaque constructeur se doit de montrer à son voisin que son moteur est le meilleur. A quand la F1 formule monotype dans la lignée du GP2 ou du A1GP ? Je ne sais même pas pourquoi j’argumente ce point étant donné qu’on nage en pleine science fiction en fait, là.

Et Bernie Ecclestone dans tout ça, qu’est-ce qu’il en dit le grand manitou de la F1 ? Et bien il constate que les choses vont mal et va dans le sens du gel du carnet de chèques, quitte à adopter des mesures contre nature comme le même moteur pour tous…

Dans le paddock, ces propositions farfelues ne passent évidemment pas : quel constructeur accepterait de participer à un championnat développant un moteur unique, même siglé de son nom ? Ferrari menace de quitter le championnat (comme tous les cinq ans environ…) et Mercedes voit rouge (sans jeu de mot). Bref, le ton monte.

Néanmoins, la FIA et la FOTA (Formula One Teams’ Association) sont donc tombés d’accord sur plusieurs points, le principal étant de réduire au maximum les coûts pour les saisons 2009 et 2010. A part ça, on n’en sait pas beaucoup plus… Selon Autosport, quelques points d’accord auraient été trouvés : l’extension de la durée de vie d’un moteur à trois courses, la possibilité de livrer 25 moteurs à une écurie cliente pour un coût minime (10 millions de dollars) et surtout limiter le nombre de kilomètres de tests durant la saison.

Ce qui est probablement le plus inquiétant, c’est que les banques qui détiennent aujourd’hui les droits de la F1 sont touchées de plein fouet par la crise, mais ça ni Mosley ni les patrons d’écurie et encore moins Bernie n’en parlent. Tous se veulent optimistes. Prudence quand même… Après tout, la F1 a connu bien d’autres crises depuis sa naissance (crises pétrolières des années 90, la guerre du Golfe, etc.) sans jamais vaciller.