Rions un peu avec Luca Badoer !

Luca Badoer

C’en est donc fini du chemin de croix de Luca Badoer chez Ferrari, en remplacement du pauvre Felipe Massa. Remarquez bien qu’en fait de cauchemar c’était plutôt une consécration pour lui. Pensez : 11 ans pilote d’essai au sein de la plus fameuse écurie de course au monde et enfin la  chance de disputer plusieurs courses pour la Scuderia ! Seulement voilà, tout ne s’est pas exactement passé comme il l’espérait…

Comment ruiner une réputation en une semaine et deux courses

Luca Badoer a réalisé l’exploit de se  qualifier deux fois de suite 20ème (bon dernier donc), puis a tranquillement tracé sa route pour finir à chaque fois… dernier. Ajoutez-y des tête-à-queue et de multiples excès de vitesse dans les stands, vous obtenez du très grand Badoer. Dans le même temps, son équipier, certes ancien champion du monde, accumule les podiums et l’emporte même en Belgique ! En fait, depuis Jean-Denis Deletraz et Giovanni Lavaggi au milieu des années 90, je ne me souviens pas avoir vu un pilote aussi largué en F1. Évidemment Badoer a de nombreuses excuses : remise dans le bain après de nombreuses saisons sans compétition, découverte du circuit, premiers roulages avec la F60 (sic)… Seulement voilà, alors que tout le monde (comprenez 10 voitures différentes) se tient plus ou moins dans la même seconde, le nouveau titulaire Ferrari se traine, très loin derrière. C’est inexcusable et surtout terriblement humiliant, et pour lui et pour son équipe.

Look how bad you are (rire)

Ceci est juste un billet d’humeur, qui vise d’ailleurs davantage Ferrari et son choix pour le moins surprenant (Marc Gené aurait été un choix logique pour Valence, à défaut de Michael Schumacher) que le pauvre Badoer qui est plutôt à plaindre. Car ce qui est grave en réalité, et du coup beaucoup moins drôle, c’est que Luca Badoer s’est grillé tout seul dans cette histoire. Déjà qu’il ne courrait plus en compétition depuis des lustres, je me demande bien quelle écurie dans quel championnat sera désormais près à parier sur lui. D’autant qu’après une telle prestation Ferrari aura beaucoup de mal à le conserver dans ses rangs. L’Italien avait pourtant acquis au fil des ans la réputation d’un pilote solide, bosseur et fiable. En 10 jours, il aura réussi à passer pour le dernier de la classe. Même s’il n’y avait pas grand chose à attendre de son come-back, qui l’eût cru ? Il fallait le faire quand même, surtout à bord d’une Ferrari !

Luca Badoer n’aura cependant pas perdu son temps. Il aura ainsi gagné un surnom (« look how bad you are »), qui risque de lui tenir longtemps à la peau, et amélioré son améliorer son « record » du nombre de GP disputés sans inscrire le moindre point au championnat : 50. Je doute qu’il y en ait un jour, fut-ce dans 10 ans, un 51ème…

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Journaliste high-tech, automobile et rock n’ roll.
Actuellement rédacteur au sein du fil France de l’agence de presse Relaxnews.

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