Le joyeux bordel d’Eiffel au Zénith de Paris

Vendredi soir je suis allé voir Eiffel en concert (pour la 5ème fois et près de 10 ans après mon baptême du feu, juste à côté au Trabendo). Introducing Eiffel donc, le plus grand groupe de rock du monde, starring Romain (une inspiration) et Estelle Humeau (femme à tout faire, formidable), Nicolas Bonnière (guitar hero) et Nicolas Courret (le battant batteur)…

Le zénith était ce soir-là en configuration réduite, le groupe n’ayant pu remplir la salle de 6200 places. Qu’à cela ne tienne, le public, relativement nombreux quand même, a pleinement supporté et accompagné le groupe tout au long de la soirée.

Impatients, beaucoup de fans dans l’assistance ont livré un accueil que l’on qualifiera de tiède aux deux « premières » parties du spectacle, Julien Pras (très classieux, dans la veine d’un Neil Young, mais beaucoup trop dans sa bulle, seul au milieu de la scène) et Stuck In The Sound (une excellente surprise, même s’il leur reste maintenant à faire de bonnes chansons).

21h30, entrée en scène d’Eiffel.

Un pur moment de rock n’ roll de 2h30

Parmi les titres qui m’ont bien fait triper, citons tout de suite Saoul, Ma part d’ombre et Inverse-moi. Ceux qui m’ont carrément mis en transe, comme à chaque fois : Sombre et Hype. Ne manquait que Ne respire pas pour que ça soit parfait. Preuve(s)s s’il en est que je ne suis définitivement pas super fan d’A tout moment, leur dernier opus. Malgré tout, le plus grand (intense) moment de la soirée fut probablement l’interprétation d’A tout moment la rue et sa communion avec les fans, « non… non… non… ».

Si j’ai intitulé ce billet « le joyeux bordel d’Eiffel au Zénith » parce que le temps d’une soirée le groupe s’est véritablement approprié les lieux, au point de descendre même de scène et de s’installer en plein milieu de la fosse pour y interpréter deux titres en acoustiques (Les yeux fermés et l’inédit Chamade). Ajoutez-y un Romain survolté comme jamais (un peu trop d’ailleurs, un comble !) et vous obtenez une ambiance un peu folklorique. Au final ça n’en reste pas moins un très bon concert, riche en émotion. Mais il y a un mais…

Eiffel & no guest

En fait, la grosse déception provient de l’absence de « surprises ». En effet, à la vue des commentaires lus ça et là et des déclarations de Romain ces derniers mois, j’espérais que nous aurions droit à un concert vraiment très différent des autres, avec des reprises originales (comme le titre M’a dit d’Oobik & The Pucks) et des potes invités sur scène (et pas seulement Bertrand Cantat). Toujours est-il que des surprises, il y en eu peu. Sans doute avais-je mis un peu la barre trop haute.

Le seul invité sur scène a été Joseph Doherty, ce qui est précisément tout sauf une surprise : Jo est en quelque sorte le « 5ème élément » d’Eiffel tant il collabore de près avec le groupe depuis des années. Nous avions d’ailleurs déjà pu l’applaudir à l’Olympia il y a trois ans.

Point positif, le groupe a tout de même joué deux reprises :  Tomorrow Never Knows des Beatles en ouverture et Where Is My Mind des Pixies. Cerise sur le gâteau nous avons même eu droit à un inédit, le triste Chamade.

Des larmes (les yeux humides d’Estelle lors de la standing ovation finale), du sang (Romain qui se coupe le doigt et fait rougir sa guitare, impressionnant), du show (Nikko, toujours aussi barré, surtout ne change rien !), voilà le cocktail rock n’ roll parfait que nous a offert le groupe. Au final ce n’était peut-être pas le meilleur concert d’Eiffel auquel j’ai assisté mais un joli rendez-vous, riche en émotion et fort en son. J’en redemande !

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Journaliste high-tech, automobile et rock n’ roll.
Actuellement rédacteur au sein du fil France de l’agence de presse Relaxnews.

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