Happy birthday Baby !

Aujourd’hui marque le centième anniversaire de la naissance de Jean Harlow, l’incendiaire blonde platine des années 30, véritable fantasme ambulant à la vie aussi brève que sulfureuse. Retour sur un destin hors du commun, hommage à une icône.

Avec James Dean, Jean Harlow (née Harlean Carpenter) est l’autre star de cinéma pour laquelle j’avoue une véritable passion, une vraie faiblesse. D’abord purement physique, cette attraction s’est rapidement développée au fil des ans après avoir lu et vu un peu tout ce qui la concerne. Passionné je vous dis ! Car au-delà de l’aspect starlette de ses débuts, il faut se souvenir que Jean Harlow a tournée avec les plus grands réalisateurs de l’époque (Tod Browning, Frank Capra, Victor Fleming, George Cukor…) et donné la réplique à d’immenses acteurs (Clark Gable bien sûr, mais aussi Spencer Tracy, William Powell, Franchot Tone ou encore Cary Grant). Si sa plastique est souvent mise en avant, cela serait oublier un peu vite que sa filmographie compte quelques références de l’époque comme Hell’s Angels, The Public Enemy ou Diner at Eight par exemple. Mes favoris sont plutôt Red Dust, Red-Headed Woman et Libeled Lady.

Jean Harlow, sa vie, son œuvre

Mariée à 16 ans à Charles McGrew, un riche héritier pour fuir l’omniprésence de sa mère puis aussitôt divorcée, remariée une fois devenue star à Paul Bern, un grand ponte d’Hollywood qui se suicide quelques semaines après créant ainsi un scandale sans précédent dans la cité des Anges, re-remariée au cameraman Harold Rosson puis re-divorcée, elle file le grand amour avec l’acteur William Powell quant elle meurt à 26 ans terrassée par une infection rénale. Signalons qu’elle fut aussi la maitresse d’hommes à la réputation sulfureuse comme Howard Hughes, Abner Zwillman ou encore Bugsy Siegel.

En quelques années seulement, de 1931 à 1937, elle enchaine une vingtaine de films qui font presqu’autant de hits, la belle étant extrêmement populaire. Triste record, Saratoga, qui est son dernier film et qui a été achevé après sa mort (film dans laquelle une doublure corps joue son rôle la plupart du temps) fera la meilleure recette de l’année 1937. En plus d’être une immense star, Jean Harlow était donc une actrice extrêmement populaire auprès des Américains et des Américaines. Sa fraicheur, sa joie de vivre et bien entendu ses formes en font rapidement une star auprès des hommes qui rêvent tous de coucher avec elle et auprès des femmes qui rêvent toutes de lui ressembler. Ses cheveux blonds platine (presque blancs) font alors fureur et lancent une mode jamais démentie depuis. Jean Harlow sera ainsi l’idole de la jeune Norma Jean Mortenson (future Marylin Monroe) avant d’inspirer beaucoup plus tard Madonna (qui lui rend d’ailleurs hommage dans son titre Vogue).

Les mythes ne meurent jamais

Aujourd’hui beaucoup d’eau à coulée et elle est la plupart du temps rangée au rayon des souvenirs. Malgré tout, une irréductible bande de fans continue à célébré cette femme à travers le monde. Ainsi, divers rassemblements, hommages et rétrospectives lui sont consacrés à l’occasion de ce centenaire, fêté comme il se doit par ses fans. A noter aussi, la sortie prochaine d’un livre évènement : Harlow in Hollywood et une rétrospective sur TCM.

Filmographie sélective :

Hell’s Angels, d’Howard Hughes
The Public Enemy, de William Wellman
Platinum Blonde, de Frank Capra
Red-Headed Woman, de Jack Conway
Red Dust, de Victor Fleming
Dinner at Eight, de George Cukor
Bombshell, de Victor Fleming
Reckless, de Victor Fleming
China Seas, de Tay Garnett
Libeled Lady, de Jack Conway

Bibliographie, sélective aussi :

Today is Tonight, par Jean Harlow
The films of Jean Harlow, par Michael Conway et Mark Ricci
Platinum Girl, par Eve Golden
Bombshell, the life and death of Jean Harlow, par David Stenn

Happy birthday Harlean !

À lire absolument