Les 6 commandements pour devenir pilote de F1

Si vous rêver de vous frotter un jour à Fernando Alonso ou Lewis Hamilton à Monaco, Monza ou Suzuka autrement que via votre PlayStation, il va falloir vous armer d’abnégation et surtout d’un solide carnet d’adresses : l’argent demeure la plupart du temps le nerf de la guerre. Découvrez les six façons, et pas une de plus, de vous faire votre place au soleil ! Petit précis à l’attention des pilotes de F1 en herbe…

1. Avoir du talent. Cela semble évident mais pourtant rares sont désormais les jeunes qui arrivent en F1 armés de leurs seules qualités de pilotes. Ainsi, quelques pépites ont réussi à sortir du lot ces dernières années comme Kimi Räikkönen, Fernando Alonso, Felipe Massa ou encore Juan-Pablo Montoya. Ceux-là ont su séduire les directeurs d’équipe sans pour autant leur présenter un attaché-case débordant de billets verts mais d’autres sont malheureusement resté sur le bord de la route.

2. Intégrer une filière. C’est aujourd’hui la méthode la plus sûre pour arriver en F1. Si la France a eu un si grand nombre de représentant en F1 dans les années 80, elle le doit ainsi en grande partie à la filière Elf. Mais les temps ont changé et les constructeurs et les boissons énergétiques ont remplacé les huiles de compétition. Désormais, intégrer la filière Red Bull ou être casté dès son plus jeune âge par un constructeur impliqué en F1 est un gage de réussite, sauf accident. Sebastian Vettel, Sébastien Buemi, Jaime Alguersuari ou encore Lewis Hamilton et Paul di Resta peuvent en témoigner.

3. Apporter un budget. Amener son propre financement et soutenir économiquement son nouvel employeur a toujours été le moyen le plus sûr de trouver un baquet en Formule 1. En contrepartie, vous évoluerez dans des structures en difficultés et ne ferez généralement que de la figuration en course. Les exemples peu brillants de Jean-Denis Deletraz, Giovanni Lavaggi ou de Taki Inoue dans les années 90 ou encore de Patrick Friesacher et Sakon Yamamoto plus près de nous démontrent que cela marche à tous les coups. Mais, crise oblige, cela peut aussi concerner des pilotes plus talentueux comme par exemple cette année Pastor Maldonado et Sergio Perez, respectivement champion et vice champion GP2 l’an passé.

4. Avoir une nationalité porteuse. Ces dernières années, des représentants de pays émergents ont réussi à s’installer dans le baquet d’une F1 et ils le doivent davantage à leur passeport qu’à leur vitesse de pointe. Cette percée soudaine est principalement liée à l’arrivée d’un Grand Prix national, comme en témoigne le parcours des Malais Alex Young et Fairuz Fauzy, des Indiens Karun Chandhok et Narain Karthikeyan, du Russe Vitaly Petrov ou du Chinois Ho-Pin Tung.

5. Être un « fils de… ». La proportion des fils d’anciens pilotes et a fortiori de champions qui marchent sur les pas de leurs pères est vertigineuse. Si tous n’arrivent heureusement pas en F1 comme leurs glorieux ainés, un nombre important squatte aujourd’hui le paddock. Rien que cette année, en comptant les titulaires et les pilotes d’essais, nous retrouvons dans les baquets les prestigieux noms de Rosberg, Senna (« neveu de… ») et Prost…

6. Être une fille ! Alors qu’elles ont su s’imposer en rallye, en endurance, en Supertourisme, en IndyCar et même en NASCAR, les femmes sont toujours boudées par la F1. Il faut aussi avouer que contrairement aux États-Unis, peu de filles s’engagent en monoplace en Europe. Toutefois, le jour où la F1 aura découvert sa Danica Patrick, elle aura certainement droit au tapis rouge.

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Journaliste high-tech, automobile et rock n’ roll.
Actuellement rédacteur au sein du fil France de l’agence de presse Relaxnews.