Après le magnifique GP du Canada que nous venons de vivre (du moins pour ceux qui ont pu le voir), j’ai décidé de me remémorer tous les meilleurs moments que j’ai pu vivre durant ces 25 dernières années à suivre attentivement avec plus ou moins de passion le championnat du monde de Formule 1. Vous allez donc découvrir ma sélection, totalement subjective évidemment, des 10 Grand Prix qui m’ont le plus marqués sur la période 1986/2010…
N’allez pas croire que j’ai sélectionné ici seulement les plus belles victoires de mes pilotes favoris, que nenni ! Si bien entendu ils font forcément bonnes figures dans cette sélection, j’ai avant tout privilégié l’émotion et l’intensité qui a pu se dégager de ces courses, d’où quelques surprises…
1- GP du Brésil 2008 / Un final d’anthologie !
Le pitch – Felipe Massa franchit la ligne en champion du monde puis “perd” le titre quelques secondes plus tard au profit de Lewis Hamilton. Un moment incroyable pour le final le plus spectaculaire de toute l’histoire du championnat du monde de Formule 1 !
Verdict – Lewis Hamilton enlève donc le titre dans le dernier virage du dernier tour du championnat tandis que Felipe Massa remporte une victoire qui ne souffre d’aucune contestation possible avant de faire preuve d’une attitude sur le podium qui le grandit encore davantage. Deux grands champions pour un seul titre et un souvenir incroyable ! Et pourtant ce jour-là mon cœur battait pour le Brésilien…
2- GP d’Australie 1994 / Le résultat parfait
Le pitch – Nigel Mansell qui gagne la course et Michael Schumacher le championnat, je ne pouvais rêver mieux comme conclusion à cette saison complètement folle.
Verdict – Que d’émotions mes amis, en ce petit matin de novembre 1994, de voir le vieux lion rugir encore et remporter à 41 ans une 31ème victoire en F1 (après avoir signé la pole !) devant son pote Gerhard Berger et célébrer dans la joie la fin d’une saison pour le moins pénibles (accidents mortels, suspicions, suspensions, etc.) ! Quelle joie aussi de voir le triomphe, mérité même si entaché d’une manœuvre douteuse, de Michael Schumacher, sensationnel prodige que j’admirais depuis l’ère Sauber en sports prototypes, bien avant qu’il ne débute en F1. Pour Mansell comme pour Schumacher, ce Grand Prix représentait une forme d’apothéose. Joies !
3- GP d’Australie 1999 / Eddie l’a fait
Le pitch – Grande joie ce matin-là (encore !) lorsqu’Eddie Irvine remporte enfin, à la surprise générale, son premier Grand Prix de F1.
Verdict – Irvine, l’outsider, le playboy, le désinvolte, le gars qui n’était jusqu’alors bon qu’à faire le porteur d’eau pour Michael Schumacher, remporte avec la manière son premier Grand Prix. Inutile de préciser que chacune de ses quatre victoires cette année-là me remplira de joie. Bien sûr j’aurais adoré qu’il remporte au final le titre, mais Mika Häkkinen le méritait largement plus. Les deux pilotes pouvaient dès lors être particulièrement fiers d’eux.
Puis, par ordre chronologique :
GP du Portugal 1990 / Couillu !
Alors que tout le monde crie au scandale je suis sans doute l’un des rares, en France du moins, à me féliciter de cette victoire de Nigel Mansell. Après un départ catastrophique (parti en pole, il tasse la voiture de son équipier Alain Prost contre le muret des stands et se fait débordé par les deux McLaren de Senna et Berger), il réussit là où Prost échoue c’est à dire qu’il remonte et dépasse des adversaires un par un jusqu’à empocher une victoire amplement méritée. Notons que lors de la course suivante, en Espagne, il se montrera beaucoup moins sauvage en assurant le doublé derrière Prost sans l’attaquer. Si pour beaucoup ici le résultat de ce Grand Prix fut dur à avaler, il demeure encore pour moi, plus de 20 ans après, un moment délicieux !
GP du Mexique 1991 / Un duel épique
Étonnamment, cette victoire qui est peut-être sa plus belle marquera pourtant le chant du cygne pour Riccardo Patrese qui livra ce jour-là une bataille incroyable face à son propre équipier, Nigel Mansell. Les deux monoplaces se passent et se repassent et c’est donc l’Italien qui sort victorieux de ce duel fratricide intense pour toute l’équipe Williams-Renault. Inoubliable !
GP du Japon 1993 / Le choc Irvine
Parce qu’Irvine fout sa merde et se paye le luxe de se frotter à Ayrton Senna aussi bien sur la piste que plus tard dans le paddock. Parce que ce jour-là il vole la vedette à tout le monde. Parce que je découvre alors un pilote formidable et un mec très attachant. Parce que c’est le premier GP d’une très longue série où je soutiendrai sans failles l’Irlandais. Parce que, aussi, c’était un chouette Grand Prix, tout simplement.
GP de Monaco 1994 / Un soulagement
Après le massacre du GP de Saint-Marin deux semaines plus tôt et le très grave accident de Karl Wendlinger le jeudi dans les rues de la Principauté, il était temps qu’une course se déroule enfin sereinement. Or c’est précisément ce qui s’est passé dans les rues de Monte-Carlo. Plus que la première victoire de Michael Schumacher à Monaco, cette course fut un énorme soulagement, et finalement le début d’une nouvelle ère pour la F1. Que dire de plus ?
GP de Belgique 1998 / Le chaos
Mais quelle course ! Ce GP est sans doute le plus fou et le plus tendu que j’aie vu. Rappel des faits : un chaos invraisemblable au départ, une course sous des trombes d’eau, un accrochage polémique entre la Ferrari de Schumacher et la McLaren de Coulthard suivi d’un coup de sang de l’Allemand et enfin un doublé inédit et terriblement inattendu des… Jordan ! Une course folle, humide et inoubliable pour Damon Hill pour tous ceux qui l’on vue.
GP du Canada 2001 / Le triomphe des frères Schumacher
Alors là c’est forcément le cœur qui parle. En tant que fan absolu des deux frères Schumacher j’ai été particulièrement gâté. Non seulement ils ont gagné de nombreuses courses mais en plus ils nous ont gratifiés de plusieurs doublés, un cas évidemment unique en F1. Le plus marquant d’entre tous est assurément ce GP du Canada pour lequel j’ai vibré du début à la fin. Plus généralement 2001 aura été un millésime exceptionnel avec Michael qui remporte un nouveau titre et son petit frère qui gagne ses premiers Grands Prix, et de quelle manière !
GP d’Italie 2008 / La surprise Vettel
Sans nul doute la plus grosse surprise de ces 25 dernières années (encore plus fort que la victoire de Panis à Monaco sur sa Ligier où seuls trois pilotes franchirent la ligne). Non content de signer la pole (!!), Sebastian Vettel, tel un vieux briscard (il a alors 21 ans) mène cette course délicate de mains de maitre, sans la moindre faute ou hésitation et remporte une victoire absolument délirante sur sa très modeste Toro Rosso. Sacré champion du monde deux ans plus tard avec Red Bull, il y a de forte chances pour que ce prodige casse encore longtemps la baraque.
Bonus track : le GP de France 2000, tout simplement parce que j’ai eu le bonheur d’assister aux essais libres du vendredi depuis le Paddock Club, en tant qu’invité du team Arrows (merci Orange !).
Encore une fois il ne s’agit pas forcément des plus beaux Grand Prix de ces 25 dernières années mais de ceux qui m’ont le plus fait vibrer. N’hésitez surtout pas à laisser dans les commentaires votre propre expérience et la liste des courses qui vous ont le plus marquées ces dernières années en F1 !
















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4 commentaires
PatatoOor écrit :
18 juin 2011
J’ai du mal à saisir comment Massa peut être qualifié de champion, il n’a jamais dominé Schumacher, Raikonnen ou Alonso. Plutôt le meilleur des seconds, avec Barrichello ou Coulthard. Tout comme l’absence de la victoire de Panis, s’il n’y avait que 3 voitures à l’arrivée, il avait doublé 14 voitures et n’a eu que peu d’abandons devant lui (Alési et Coulthard de mémoire ?). Pour Ralf Schumacher, il n’a jamais vraiment brillé en F1, ses bonnes performances ont été moins nombreuses que ses erreurs et son manque de régularité. Peut être à cause de l’ombre de son frère…
kimiferrari écrit :
19 juin 2011
Vous oubliez le GP du Japon 2005, rare exemple dans la F1 moderne où l’on peut partir de loin et gagner dans des conditions normales (sec toute la course), et évidemment le GP du Brésil 2007 pour le retournement qu’il a crée. A un degré moindre, Spa 2008 et ses derniers tours fantastiques…
loooo écrit :
19 juin 2011
Ah oui, la c’est le cœur qui a parlé, parce que j’en ai vu des biens plus palpitantes au niveau du scénario.
Shogun_971 écrit :
20 juin 2011
Le numéro 1 fut ma plus grosse déception; le final le plus triste et j’y ai cru pendant 30 secondes que Felipe l’avait fait (j’en ai encore des frissons). Et dire qu’en février 2008 quand on me demandait qui gagnerait le championnat je répondais sans ciller Massa; celui que personne n’attendait, celui qui n’avait jusqu’alors jamais cessez de bosser et de progresser : un Schumi; un mec qui n’avait pas de talent particulier au début (sauf l’attaque, la fougue), mais qui a force de se battre et de bosser avait réussit a se hisser là ou personne ne l’attendait. Une immense déception donc, car je savais que cela n’était pas près de se reproduire… Et l’avenir ne m’a malheureusement pas détrompé…
Mais la saison 2008 fut émaillé d’erreurs des deux pilotes. Je me rappelle quand j’ai vu Piquet se cracher dans le mur et Alonso en tête j’ai crier à la conspiration. L’histoire m’aura donné raison et s’est alors que l’on se dit, si. Et si ? Car massa menait de main de maitre ce GP jusqu’à la voiture de sécurité, l’erreur des stand puis l’abandon… qui a vu la victoire d’Hamilton. A noter le GP de Hongrie de cette année là, avec un départ fabuleux de Massa (le plus beau départ qui m’ait été donné de voir, sans kers!!) qualifié troisième, qui au premier virage virait en tête à la surprise générale pour abandonner sur casse moteur à trois tours de l’arrivée. J’ai en tête les commentaires des animateur italiens avec leur accent et cette déception d’un homme, les mains sur la tête devant sa voiture fumante… Ma meilleure saison, la saison 2008, sans aucun doute et la pire au niveau du final. 2006 était du même genre…
Souhaitons que ce que Massa a montré en qualif au canada 2011 est un renouveau… un inversement de tendance comme Hockenheim 2010 le fut.