Quand les Guns n’ Roses électrisent le Stade de France

Putain, 25 ans ! J’attendais ce moment depuis le mythique concert donné à l’hippodrome de Vincennes en 1992 auquel je n’avais alors pu assister (j’habitais à Nantes et je passais mon bac…). J’étais alors loin de m’imaginer que cela prendrait aussi longtemps avant de voir réunis sur la même scène Axl Rose, Slash et Duff McKagan ! Même si j’ai eu la chance de les voir chacun séparément ces dernières années, ce concert est évidemment un événement considérable.

En route pour le Stade de France, quel joie de croiser d’innombrables personnes portant un t-shirt des Guns, certains ayant même opté pour les emblématiques bandanas et/ou kilt rouge. Il n’y a bien que les CRS, présents en nombre tout le long du parcours entre la station du RER et l’entrée du stade, qui ne portent pas de t-shirt à l’effigie du groupe !

Arrivée sur place, toutes les sonos des bars environnant crachent du Guns n’ Roses (ou affilié comme Slash’s Snakepit…). l’ambiance dans la file d’attente est vraiment cool, malgré le soleil qui crame littéralement la peau si l’on a le malheur de ne pas attendre à l’ombre. Une fois les portes ouvertes, direction le stand de merchandising. Si beaucoup y laissent plus de 100 euros (sic), je me contente pour ma part d’un simple t-shirt souvenir de la tournée que j’enfile illico-presto, direction la pelouse « or ».

Une fois dans l’enceinte, je me retrouve à une vingtaine de mètres de la scène, idéalement placé au centre-droit. Coup de chance, le soleil brille mais dans un axe tel que l’on se retrouve tous à l’ombre… ouf ! Il va néanmoins falloir tenir le coup : il est alors tout juste 18h et le concert devrait se terminer vers 23h30. Je vous l’annonce déjà, je changerai plus tard de place.

Les deux premières parties (Tyler Bryant & The Shakedown, très sympa, et Biffy Clyro, à chier) ont joué devant un stade qui s’est rempli tout doucement. Au final il n’était d’ailleurs pas plein au moment où Axl et consorts sont monté sur scène, beaucoup finissant d’arriver en tribunes et sur la pelouse après les premiers titres du groupe.

C’est à 20h05 que le générique des Looney Tunes lance le show, suivi de l’arrivée sur scène de Frank Ferrer à la batterie et de Dizzy Reed et Melissa Reese aux claviers.

« From Hollywood, GUNS N’ ROSES… »

McBob présente alors le groupe juste avant que ne retentissent les premières notes effrénées de It’s So Easy et que ne déboulent sur scène les vedettes de la soirée, Axl, Slash et Duff, accompagnés de Richard Fortus : explosion dans la fosse, délire dans les tribunes, folie dans ma tête ! C’est parti pour plus de trois heures de spectacle.

Le show est sans surprise pour qui suit la tournée, sans invité malheureusement. Il dure quelque 3h15 avec les rappels et les Guns n’ Roses y interprètent tous leurs standards, chansons originales (Welcome to the Jungle , Double Talkin’ Jive (Motherfucker) , Estranged , Rocket Queen , Civil War , Sweet Child O’ Mine , My Michelle , November Rain , Nightrain , Don’t Cry , Paradise City pour ne citer qu’elles) comme reprises (Live and Let Die des Wings, New Rose des Damned, Black Hole Sun de Soundgarden, en hommage à Chris Cornell, Knockin’ on Heaven’s Door de Bob Dylan, Whole Lotta Rosie d’AC/DC ou encore The Seeker des Who).

Même si Axl Rose a eu beaucoup de mal dès que ça devenait un peu speed, comme pour Coma (« But who am I to tell you that I’ve seen any reason why you should stay, maybe we’d be better off without you anyway, you got a one way ticket on your last chance ride, gotta one way ticket to your suicide… ») ou You Could be Mine (« While you’re breakin’ down my back n’ I been rackin’ out my brain, it don’t matter how we make it ’cause it always ends the sam, you can push it for more mileage but your flaps r’ wearin’ thin and I could sleep on it ’til mornin’ but this nightmare never ends… »), il a la plupart du temps parfaitement assuré, poussant même son traditionnel cri « de la mort » sur l’intro de Welcome To the Jungle (« You’re gonna diiiiiiiiiiiiiiiie »). De toute façon ce type est un génie et c’était un bonheur les 70.000 personnes présentes de profiter de sa présence et de sa puissance scénique.

De son côté, Slash a été égal à lui-même, c’est à dire monstrueux dans ses solos de guitare, dans sa prestance et son jeu de scène. Mention spéciale pour ses reprises de Johnny B. Goode et du thème du parrain. Davantage en retrait, Duff McKagan a néanmoins éclaboussé le stade de sa classe et de son professionnalisme. Il nous a aussi régalé avec son interprétation musclée de New Rose. Le discret Richard Fortus a été absolument parfait dans son rôle et nous a même gratifié d’un beau solo sur une reprise instrumentale de Wish You Were Here des Pink Floyd. Frank Ferrer met depuis des années toute son énergie positive au service du groupe tandis que l’inamovible Dizzy Reed se régale aux claviers. Reste une question toujours en suspens : à quoi sert Melissa Reese ?

D’un point de vue personnel, ça a été un concert assez physique. J’ai rapidement été déshydraté et après être allé me rafraichir un peu sur Civil War, je suis revenu sur la pelouse un peu en retrait, là où le public était un peu plus dispersé. La nuit tombée, la vue était toujours excellente et le son un poil plus agréable.

En un mot comme en cent : ce concert, que j’attendais/espérais/appréhendais depuis si longtemps a été une totale réussite ! Je vous laisse en souvenir de cette soirée mémorable ces quelques photos (prises à l’arrache avec un iPhone 7, donc sans le moindre zoom optique)…

Set-list : It’s So Easy | Mr. Brownstone | Chinese Democracy | Welcome to the Jungle | Double Talkin’ Jive (Motherfucker) | Better | Estranged | Live and Let Die | Rocket Queen | You Could Be Mine | You Can’t Put Your Arms Around A Memory & New Rose | This I Love | Civil War | Yesterdays | Coma | Solo de guitare & Johnny B. Goode & Theme From The Godfather | Sweet Child O’ Mine | My Michelle | Wish You Were Here | November Rain | Black Hole Sun | Knockin’ on Heaven’s Door | Nightrain | Sorry | Patience | Whole Lotta Rosie | Don’t Cry | The Seeker | Paradise City

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Journaliste high-tech, automobile et rock n’ roll.
Actuellement rédacteur au sein du fil France de l’agence de presse Relaxnews.

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