Eiffel de retour plus énervé que jamais dans les affres de la Stupor Machine

Oyez oyez braves gens la bonne nouvelle que voilà : Eiffel est de retour dans les bacs ce vendredi 26 avril 2019 avec un nouvel album, Stupor Machine, sept ans après Foule monstre, plein de hargne et de dépit, mais aussi d’envies et de défis pour l’avenir. Au fil des écoutes c’est comme une évidence : Stupor Machine est un album terriblement ancré dans son époque.

« Regarde bien, on est désespérés »

Stupeur : depuis des semaines, la foule est dans la rue, la boule au ventre et la rage au coeur, entre deux posts « likés » sur Facebook et un énième bulletin à mettre dans l’urne. Bien que très largement écrit avant ces événements, Stupor Machine n’en est pas moins un instantané, souvent désabusé, de du climat ambiant. Pouvant provoquer un certain effroi, le titre de l’album n’est en fait qu’un clin d’oeil à un très vieux titre du groupe, une démo du même nom enregistrée il y a une vingtaine d’année, juste après la fin de l’aventure Oobik & The Pucks, au tout début de celle d’Eiffel. La stupeur, c’est celle d’un groupe incrédule face au monde qui l’entoure, qui nous entoure tous.

Côté musique, car c’est quand même ce qui importe ici, Eiffel alterne les sonorités rentre-dedans (« Big Data », « Cascade », « Miragine », « Hôtel borgne ») et les chansons plus pop (« Chasse Spleen », « N’aie rien à craindre », « Gravelines »), avec à la clé la mélodie qui va bien.

Stupor Machine est un disque de rage mais certainement pas de désespoir, qui constate sans faire la morale, qui dénonce sans pour autant militer, qui « miragine » et se veut finalement optimiste, t’inquiète, « n’aie rien à craindre ». Car à la fin l’amour vaincra et c’est finalement ça qui est stupéfiant !

L’album se décline en versions CD, vinyle et à télécharger. Vous pouvez aussi l’écouter en streaming mais mieux veut l’acheter, sous quelque forme que ce soit, histoire que les artiste ne s’en sortent pas bredouilles. Puis viendra le temps de la scène où, comme à son habitude, Eiffel va s’en aller magnifier toutes ces chansons. Une vingtaine de dates sont d’ores et déjà prévues d’ici la fin 2019, avec un passage à Paris, à La Cigale, le 14 novembre.

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